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FERMETURE PENDANT TOUT LE MOIS D'AOUT, Y COMPRIS BOUTIQUE EN LIGNE.
RDV LE 1ER SEPTEMBRE POUR DE NOUVELLES AVENTURES AU PAYS DES OBJETS D'OR...

 

La boutique physique est fermée pour l'été,
La boutique virtuelle encore ouverte jusqu'au 31 juillet,
Et on peut toujours me joindre sur portable 06 73 13 47 07

 

Pour l'été, l'ARTEFACTEUR a prêté à l'ATELIER BOIS PLAGE, chouette galerie de Douarnenez :
Les 3 sculptures-poissons de Loïc Hervé,
Les 3 structures-pub de François Bambier
Et les 2 masques magiques de Danièle Orhan-Horlick.

Réouverture fin août avec encore de fabuleux trésors !
Avant de partir en vacances, coup d'oeil sur le sourire de Fabio, galeriste à Milan :

L'ARTEFACTEUR, qui n'aime rien tant qu'improviser les événements,
A fait mardi un petit cocktail de décrochage avant sa fermeture estivale :
Le breuvage, la turquoise "Eau de mer", était pétillante au palais,
Les fabuleux sushis de l'amie Maria Renati, toujours aussi "fraîch'attitude"
Et quelques objets ont trouvé nouveau foyer où irradier leur design décalé.

 

L'ARTEFACTEUR, qui aime toujours autant brouiller les codes,
Fait son "vide-galerie" / vie-de-galerie jusqu'au 31 juillet :
A tous les décomplexés de la vente en ligne ou ceux qui veulent passer à l'acte
Les frais de port sont offerts (sauf mention "Expédition sur devis") pour tout achat sur site.

L'ARTEFACTEUR, qui veut parfois témoigner de sa reconnaissance et son admiration,
Veut attirer votre regard sur Anouchka Potdevin, jeune figure montante du design breton,
Dont les luminaires-tasses associent la sobriété (de la ligne) et le familier (de l'objet détourné) avec un effet graphique très dynamique,
Dont les "bijoux à 2 francs", en exclusivité Artefacteur et mis en ligne ce jour, sont d'une rare préciosité,
Dont la personnalité, faite à la fois d'humilité* et de chaleur, fait qu'on croit fort en son succès futur.

Ci-dessus un cliché de deux tasses lumineuses exposées à l'Artefacteur (pièces restantes) :
Bloc de bois brut, légère torsion des tiges, blanc capuchon, deux "Bigoudène-Shadock" modernes !
*un article lui a été consacré dans le magazine C-DECO de mai-juin.

 

On parle de l'ARTEFACTEUR dans les pages Bretagne du ELLE du 4 juin !

Merci à celle qui me mentionne : Julie Kleim, créatrice inspirée de "beaux contenants de ballade" nés dans son Atelier de poche et vendus (entre autre) sur notre petit site.

 

Sinon, dans le domaine associatif, je suis plus qu'admirative de ce collectif de bénévoles à Lorient : http://www.ideesdetournees.org/ :
- parce que TOUS leurs projets sont non seulement inventifs et poétiques mais aussi profondément humanistes et ancrés dans la cité, dans la population, dans la réalité : musée éphémère de "colocréateurs" dans une tour vouée à la démolition, ateliers "mobiles et arbres d'objets" ou "robes cabanes", expo Déchets d'oeuvres d'habitants...
- parce qu'ils sont vraiment axés sur la création de récupération : transat en Tetra Brik, tapis de bouchons de plastique, sculpture géante faite de 10000 verres plastique du festival interceltique (le Gob'laid !), land art ou fresque "déchetterique"...
- parce qu'ils ont une vraie philosophie associative : entrée libre, créations collectives, ouverture, partage, convivialité, et cherchent à rester fidèles au vrai sens de ces mots et aux valeurs qu'ils abritent.
On sert à "mettre de la couleur sur la crise" mais aussi "montrer que les gens et les choses ne sont jamais hors d'usage" dixit l'un des bénévoles dans l'article du O.F. d'aujourd'hui : rien que ça nous suffit.

Puis je fais le lien et ne peux m'empêcher de penser à cette autre association, installée à Redon : http://www.le-transformateur.fr/accueil.htm, dont la vocation première n'est pas artistique mais et qui a cependant une approche sensible, originale et globale (avec les hommes et la nature) de la création. Prenez le temps de lire cet article sur leur dernière manifestation et laissez votre imagination revivre la scène d'une soirée unique. Puis revenus sur terre, si le voyage a été bon, devenez adhérent !

Enfin, cette initiative privée par les propriétaires d'un beau jardin costarmoricain qu'ils parsèment de sculptures monumentales : http://www.jartdin.fr/. C'est à St-Michel-en-Grêve et ça vaut le détour.

TROP DE BELLES CHOSES EN CE BAS MONDE !!!

 

En début de mois, l'ARTEFACTEUR a reçu la visite des élèves de deux classes d'école primaire qui travaillent sur l'art brut et le détournement d'objet. Ni blasés, ni énervés, les yeux (l'esprit) grand ouverts et la remarque pertinente, j'ai été ébahie par la sagesse -au sens philosophique du terme- de mômes pourtant bien jeunes (7 ans) et si nombreux (15 par 15 pendant que les autres attendaient dans le jardin !) dans mon antre de curiosités fort rempli. Et on voudrait leur faire la leçon ?

Tout autre sujet mais aussi important : après beaucoup de temps passé dans mon "espace tridimensionnel" mais non moins physique (galerie-maison-boutique), le temps est venu d'en chouchouter la vitrine virtuelle. SOYEZ ATTENTIFS car dans les prochains jours, c'est une pluie, que dis-je une avalanche d'O.N.V.I. (Objets Nouveaux à Valeur Intrinsèque) qui va irradier le site de diversité et de créativité ! N'oubliez pas que ce qui est unique ne peut réapparaître : le trésor emporté par l'un dans son doux foyer est à jamais perdu pour l'autre qui le convoitait... Pour ceux que la vente en ligne (oh le vilain mot) n'inspire toujours pas, notez bien les légères modifications d'horaires d'ouverture pour le mois de juin : 13h30-16h30 et 18h30-20h30 en semaine, 11h-17h le samedi.

 

Côté expos, dimanche 16 j'ai "attrapé au vol" avant décrochage l'exposition de 3 artistes de l'ARTEFACTEUR chacun à l'univers très marqué et pour le moins singulier :

- SVENE, dont les impressionnantes "gardiennes du temple" mises en scène en un rituel sacré d'exorcisation de la mort prenaient une dimension poignante dans la chapelle St Joseph de Lesneven. Allez visiter le blog de cette jeune artiste plus que prometteuse http://www.myspace.com/svene777 et au passage, profitez-en pour découvrir l'univers énigmatique de Jason de Caires Taylor et ses sculptures sous-marine, son pendant aquatique et masculin...

 

- SYLVIE ET LES ROBOTS à Pleyber-Christ, dont les créations originales, toujours plus inventives et habitées, prennent désormais place pour certaines SUR disque de frein automobile et SOUS cloche unique fabriquée spécialement par un souffleur de verre, tous deux particulièrement valorisants. Là aussi, je fais un pari personnel sur le succès futur de cette "maîtresse des immobiles machines" http://sylviesalaun.blogspot.com/

- JEAN-JACQUES PETTON, le renommé président de l'association "Brut de Pinsé" http://www.brutdepinseplouarzel.com/ qui une nouvelle fois exposait ses "Arts premiers de la mer" dont les Grotesques si grimaçants nous font forcément à un moment passer de l'effroi au fou rire. J'ai bien aimé les tableaux-trombinoscopes thématiques du début ainsi que la galerie de flotteurs étonnés et bidons ébahis de la fin.

Pour finir, je manquerais à mon devoir si j'omettais de signaler l'exposition "Coquillages et Crustacés" organisée par le Musée des Beaux-arts de Brest en partenariat avec le bien-nommé MIAM http://www.miam.org/ : pas encore découverte mais avec 40 artistes et une affiche particulièrement avenante, je me régale d'avance !
http://www.brest.fr/agenda/evenements/b/8/h/e9250e99c1/category/61/article/exposition-coquillages-et-crustaces.html

 

A l'occasion de la toujours plus fameuse "FOIRE AUX CROÛTES",
Qui connaît chaque année un succès mérité au point que certains collectionneurs viennent y faire leur marché,
L'ARTEFACTEUR ouvre ses portes pendant 3 jours,
Aux amateurs d'Art singulier, de Design de récup et de Curiosités.

Elle me fait sourire cette appellation "Foire aux Croûtes" : derrière la simplicité et l'humour (à l'image de l'équipe de bénévoles organisateurs, par ailleurs très pros), se cachent en fait une subtile autodérision (on est TOUS des amateurs), un poil d'ironie (petite FIAC ou gros FRAC ?) et peut-être même une référence plastique (car après tout, la croûte n'est-elle pas la quintessence de la texture ?) !!!!
Un exemple d'électron libre dans cette ambiance bon enfant : http://www.foireauxcroutes.com/articles.php?lng=fr&pg=285
Et en plus vendredi soir Maïon et Wenn se déchaînent : http://www.maionetwenn.net/videos.htm

foire aux croûtes 2010

Courrier International a joué au cabinet de tendances dans son dernier numéro : il passe en revue phénomènes émergents et amorces de mode observés de part le monde et susceptibles de s'affirmer. Parmi les 100 propositions, voici celles que l'Artefacteur préfère, parce qu'elles touche son âme d'enfant qui ne demande qu'à sourire et rêver.
SLOW :
- le mouvement Steampunk, qui souhaite allier l'esthétique de l'âge de la vapeur (1830-1920) à la créativité de la technologie moderne, qui se veut rétro mais non nostalgique, rebelle mais non moins élégant. Présent à la 1ère exposition d'art steampunk au monde : l'Eye Pod du Dr Grymm, un ipod en état de marche avec pavillon de gramophone et globe oculaire en guise de boule commande !! Classieux et inventif, on adore !
- le capim dourado ou or végétal, une herbe aux tons safrans mordorés qui pousse en tapis dans un village reculé du nord du Brésil, situé entre des formations rocheuses et la savane tropicale au bout d'un chemin dépourvu de toute signalisation, et dont la cueillette ne se fait qu'à une période de l'année. La délicatesse et la rareté du produit rendent plus précieuses ces pièces d'un artisanat unique au monde. Après le tagua, ivoire végétal, le capim dourado, l'or végétal...
- les plats en porcelaine qui s'illuminent au contact des aliments, imaginés par un designer et deux restaurateurs basques : "Intégration de la lumière, libération sélective des arômes, microvibrations, sons... autant de stimuli qui vont au-delà des perception habituelles de notre odorat et de nos papilles". Ce que devraient toujours être la cuisine et le repas : une expérience sensuelle et magique.
FAST :
- les bâtiments pliables et transportables : à l'image du pavillon polonais de l'Exposition universelle de Shangaï, dont les parois ajourées aux motifs d'inspiration traditionnelle, découpées au laser dans un aggloméré de bois waterproof à la fois léger et résistant, outre qu'elles laissent passer la lumière à travers ce qui semble une délicate dentelle de papier, possèdent l'avantage d'être facile à démonter et transporter. Beau et pratique, bien plus SLOW qu'il n'y parait !
- les parodies d'affiches électorales : dont les partis britanniques ont fait les frais de façon inattendue en début d'année, leurs visuels de communication faisant rapidement l'objet de détournement par la communauté des bloggeurs, souvent avec beaucoup d'humour et de créativité. Quand la drôle impertinence démocratique et sans violence prend le pouvoir...
http://mydavidcameron.com/
- les oeuvres graphiques sur skate board : support de forme originale, élément de culture urbaine et populaire, matériau non coûteux, la fameuse planche à roulettes a beaucoup d'atouts pour séduire les amateurs d'art revisité. Et quand la toile ne vous plaît plus, suffit de grimper dessus pour s'offrir dehors quelques tricks bien replaqués.

"Tetin qui n'a rien, que la Peau,
Tetin flac, Tetin de Drappeau,
Grand'Tetine, longue Tetasse,
Tetin, doy je dire Bezasse ?
Tetin au grand vilain bout noir
Comme celui d'hung Entonnoir ;
Tetin qui brinballe à tous coups
Sans estre esbranlé ne secoux,
Bien se peult vanter qui te taste,
D'avoir mis la Main à la Paste.
"
Du Laid Tetin de Clément Marot (1535) - Tiré de : Vertige de la liste - Umberto Eco

Couverture 1

"La Vipache se piste à la trace : elle laisse dans le gazon des marques de son passage sinueux, striant les pelouses de Boukanga de gouttières. A la différence des serpents communs, la Vipache ne mord pas : elle charge. Ses deux petites cornes anodines sont des crochets rétractiles. Son venin paralyse, fait enfler, dilate et fait craquer. A la nuit tombée, des milliers de Vipaches se pressent dans les fourrés. Leurs yeux brillent par essaims, tandis qu'elles entament une bien curieuse mélopée. Lentement, elles déploient leur chanson toxique, dont les ramifications s'étirent dans le ciel chargé de fièvre de Boukanga. A la saison des pluies, la Vipache délaisse sa défroque de peau morte et se tortille dans sa nouveauté. Les indigènes ramassent la mue et, la portant à la bouche, soufflent dedans ; une fois ces montgolfières gonflées, ils les laissent dériver ans le ciel et les contemplent d'un air pensif."
Le Bestiaire secret de Lord Bargamoufle - Arnaud Le Gouëfflec et Laurent Sillau

Couverture 2

"Ma il tardait et bientôt le sole alla se couchotter.
- Patastrophe ! s'excrilla Bou. J'ai caminé longui lontano troppe ! Oussa ma casa ? Il nocte et je me suis perdite !
Oeilladant autour d'elle, elle visa une demi luce qui brillait entre les zarbres. Elle proxima jusqu'à une casa pikinote. Elle gonca tocca ma nul ne respondit, alors elle poussa la porte et entra la casa. Un bon fogo crépillait dans la cheminée. Sur la table, trois bols de sope à l'oli fulminaient : un giganbig, un médio et un pikinote.
"
Bou et les 3 zours - Elsa Valentin et Ilya Green

Couverture 3

 

Aujourd'hui 1er avril, j'ai mieux que les poissons (savourez) :

Et maintenant, les fins filets de cette dentellière XXIème siècle (admirez) :

Broderie Lucifergsxr Georges

 

 

 

 

ANTIPODES SUITE ET FIN

Samedi soir, assisté à "Duchesse" (http://www.lequartz.com/?q=fr/content/antipodes-2010/duchesses) dans lequel un duo de hulahoopers hypnotiques nous a livré à la fois un OVNI chorégraphique et une performance coup-de-poing qui a laissé le public en apnée pendant 35 min : captivés par le tournoiement lancinant des cerceaux cinétiques, la chaloupe à peine marquée des bassins dénudés, le masque figé de danseurs si peu essoufflés, on est reparti coi de la salle, ébranlé par ce bijou cosmique. Après, Fabian y su salsa caliente à la Carêne a été le chaleureux exutoire de scène qui nous ramenait au simple plaisir des sens.
Antipodes 2010, l'édition des grands écarts. "Tout est Corps, tout est Chair" disais-je, mais en fait c'est plutôt : "Tout est Force, tout est Flux" !

ANTIGONE ET ANTICORPS

Erin Watson

Moi qui d'habitude fuit les magazines féminins dont la couverture porte le titre "Spécial Mode" (toujours un peu de mal avec les codes et les tendances, encore plus quand il s'agit d'apparence), les pages fashion du Elle du 5 mars dernier ont cependant retenu mon attention : déjà, on a souri sur le portrait de la mannequin Erin Watson, celle qui "pose comme d'autres dansent", qui "est l'auteure d'elle-même" et cherche à ce que "le corps ait encore quelque chose à dire au bout de 3 jours" de shooting, qui annonce vertement que "ouais, c'est vrai que j'ai des opinions" et n'a "aucune envie d'être une target". Normal, elle vient d'un coin du monde "où on regarde les gens droit dans les yeux"... Les choses sont claires, la fille sait ce qu'elle veut.
Et puis les pages d'après : devant la série de tableaux vestimentaires très titrés jeux-de-mots, j'ai vu de la texture, j'ai vu de la matière, j'ai vu un vrai langage plastique : le tee-shirt qui brouillonne (papier froissé et coton) et la jupe qui chiffonne (chiffon de soie plissée), la veste qui met les gazes (de soie) et la jupe qui a la pêche (filet de tulle), la maille qui s'écharpe (soie plissée) et le tailleur qui déchire (dentelle de coton), la robe qui aime Robinson (tricot et toile de lin façonnée) et le cycliste qui va faire maille (coton bouclé et bord côtes)... Tellement frustrant de ne pas pouvoir y toucher !
Mais on pouvait y voir aussi parfois une expression plus graphique : le trench qui fait dans la dentelle (cuir perforé) et la blouse qui se résille (nappa perforé), la jupe graph-chic (jersey de soie et cuir) et celle aux motifs Nus (cady de soie), les dessins psyché-pop de la jupe PVC et l'imprimé tribal du total look ethnique ... J'adore les illusions d'optique qui habillent.

 

ART GIRATOIRE ET DÉPOTOIRS A PART

L'autre jour, tombé à la télé sur Complément d'Enquête avec 2 reportages assez intéressants : l'un sur les ronds-points décorés, l'autre sur les friches industrielles.
Pas complètement idiot que d'offrir aux sculpteurs et plasticiens une si belle surface d'exposition. Mais à trop chercher à faire des ronds (un fieffé commercial et un coquin politique -à son corps défendant-, ce créateur d'oeuvres de carrefour dans le reportage), on s'est un peu demandé s'il ne tournait pas un peu en rond...
Le reportage sur les friches montrait comment le regard sur ces ex-usines devenues no man's land a changé et commence à susciter l'intérêt des investisseurs (idem que pour les lofts il y a 30 ans). Mais la dépollution du site n'est assurée que si l'endroit est bien situé, près de grands axes de mégapole, autrement dit pas dans la Creuse. Et ce n'est malheureusement pas pour les artistes que ces endroits immenses sont reconvertis (lotissements, centres commerciaux, salles de gym).

Ci-dessous : un rond-point de ... Concarneau, pas très loin d'ici, oeuvre de Paul Dauffy

 

BONNE NOUVELLE

Entendu sur France Inter l'autre jour Lorenzo Rudolf, co-directeur d'Art Paris+guests affirmer : "L'art contemporain n'est pas qu'un marché, il faut remettre l'oeuvre et les artistes au centre". On est rassuré...

 

 

 

 

 

 

 

Deux ou trois choses à vous dire...

Je pourrais vous parler d'Antipodes, la manifestation phare de notre Far-West maritime, désormais avec quelques velléités tentaculaires (partenariat avec Paris et Lyon) et pour laquelle j'ai une tendresse particulière et peut-être la plus grande ouverture à l'Expérience nouvelle (20 ans de danse n'auront pas été tout à fait vains...).
Son seul intitulé traduit l'évolution naturelle de la création contemporaine : à l'origine festival de danse, devenu ensuite transdisciplinaire, il revendique aujourd'hui un caractère "indisciplinaire", d'où sa nouvelle appellation : Anticodes. On entend bien le sens "hors catégorie, échappant à toute définition", mais on y comprend aussi quelque chose comme "indiscipliné et impertinent". Ceci étant dit, on repense aux mots de Jacques Blanc qui le qualifiait par ailleurs de "très demandé et très couru, populaire et joyeux".
Singulier et/ou tendance ? Rebelle et/ou de masse ? Antipodes veut être tout à la fois et offrir tout en même temps, faire tomber les lignes et brouiller les pistes, traduire le chaos du monde mais dans un "bienheureux désordre", "dire des choses graves mais avec légèreté". Théâtre, concert, voltige, vidéo, voix, mime, performance, expo... même si de prime abord la danse n'est pas toujours centrale, dans tout show, tout est Corps, tout est Chair, ce quel que soit l'effet, chaud au coeur ou choc des photos.
Je me sens très à l'aise dans ce grand mix des genres, des gens et des sentiments ; tous les soirs où je suis allée voir 2 ou 3 spectacles, j'ai toujours aimé être surprise dans mes attentes voire bousculée dans mes repères ; et j'avoue cultiver moi-même contradictions et paradoxes.
"Qui trop embrasse mal étreint" disaient nos anciens ? "Une chatte n'y reconnaîtrait pas ses petits" avait prévenu Jacques Blanc...

Visuel Antipodes

Pour changer radicalement de sujet, j'attire votre attention sur une opération menée pour la 5ème fois dans le cadre du printemps des Poètes : les Poétickets.

D'une simplicité désarmante (écrire un poème sur un ticket -de ciné, de bus, de course...-), ce concours de mise en bouche de mots charmants sur petite coupure périmée a le don d'émerveiller mon âme d'enfant. Haïku brestois, art modeste à la Di Rosa, petit délire dada : les Poétickets sont tout cela à la fois.
Allez découvrir règle et historique du jeu sur le petit site de l'association Compter les Girafeshttp://poetickets.over-blog.org/

 

poéticket

 

Enfin, je tenais à mentionner un blog dont la "tenancière" est venue un jour me rendre visite. Bien sûr j'en profite pour la remercier du gentil papier mis en ligne qui parle si joliment de notre galerie/boutique, mais ce n'est pas pour rendre la politesse qu'à mon tour je vous invite à consulter ses petits écrits. C'est surtout que, parmi la logorrhée déployée sur la toile par des gens qui s'écoutent parler et/ou n'ont pas grand chose à dire, j'ai été sensible à ce blog d'une élégante sobriété, où les images appuient harmonieusement le texte, où l'on évoque le Finistère autrement que par la pluie ou la bière, où la confidence est douce et la curiosité sincère. Enfin, un peu de calme dans le brouhaha des blogs.

http://bulleblog.hautetfort.com/

 

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